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Encyclopédie de la poésie algérienne de langue française, 157 poètes, 1930-2008. Tome 1
Auteur : El Hadj Tahar Ali
Editions Dalimen, Alger, 2009

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Encyclopédie de la poésie algérienne de langue française, 157 poètes, 1930-2008. Tome 2
Auteur : El Hadj Tahar Ali
Editions Dalimen, Alger, 2009

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Publiée chez Dalimen éditions, cette Encyclopédie de la poésie algérienne de langue française, 1930-2008, 157 poètes, est un ouvrage en deux tomes respectivement de 462 pages et 494 pages. Chacun des 157 poètes est présenté dans une courte biographie, une bibliographie sommaire et une analyse de son œuvre. Ensuite suivent les poèmes dont le nombre varie selon l’importance de l’auteur et la disponibilité des textes, le cas échéant tirés de plusieurs recueils, comme c’est le cas pour Mohamed Dib, Djamel Amrani, Messaour Boulanouar… Cette Encyclopédie commence par une introduction de 112 pages suivie des poèmes des auteurs et de l’analyse de leur œuvre. L’introduction présente les thématiques, les styles et les références de la poésie algérienne, en l’abordant sous différents angles, esthétique, sociologique, historique, politique…
Cette Encyclopédie présente beaucoup plus d’auteurs que les anthologies de poésie algérienne parue antérieurement, notamment celles de Jamel Eddine Bencheikh, Jean Sénac, Djaout et Mohamed Younsi. Y figurent d’abord les classiques, comme Kateb Yacine, Dib, Jean El Mouhouv Amrouche, Djamel Amrani, Malek Haddad, Messaour Boulanouar, Ana Gréki, Henri Kréa, Sénac ou Boudjedra, puis les auteurs qui ont émergé dans les années 1960, 70 et 80 comme Mourad Bourboune, Mustapha Toumi, Ismaïl Abdoun, Mohamed Aoune, Sebti, Skif, Djamel Kharchi, Djamel Moknachi, Ahmed Azzegagh, Boualem Khalfa, Nordine Tidafi, Mohamed Sehaba, Djaout, Metref, Amine Khane, Abderrahmane Lounès, Kenzy Dib…
Cet ouvrage fait surtout découvrir une centaine de poètes ignorés, inconnus, bien qu’ils aient beaucoup publié, pour certains, sans pour autant avoir été cités dans un article de presse: Abdellatif Benchehida, Hamid Amir, Lazhar Baaziz, Beddiari Salah El Khalfa, Fatiha Senouci, Sélim Baghli, Farès Babouri, Abane Madi, Youce, Baaziz Ahmed Chihani, Abdellah Bensmaïn... Tous les poètes inclus dans cet ouvrage méritent de figurer à côté de Dib, Yacine, Boulanour, Gréki ou Sénac. |
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Algérie. Vaste, captivante, diversifiée est publié chez Dalimen éditions, Chéraga, Alger. Ce beau livre de 316 pages présente plusieurs villes et régions du pays. Les textes sont de Ali El Hadj Tahar et les photographies de Farouk Abbou, Mourad Amraoui, M’Hamed Kerrouche, Yacine Kessasra, Ratni, Mahrez Amrouche, Hachemi Ameur, Ali El Hadj Tahar et de plusieurs photographes de l’agence nationale Algérie Presse Service (APS).
Les villes et les régions présentées (dans des textes assez longs) sont Alger, Oran, Constantine, Tipaza, Béjaïa, Mostaganem, Tlemcen, Ghardaïa, la Mitidja, le littoral, les Hauts Plateaux, le Sahara, la Saoura. Le livre fait aussi une présentation condensée mais riche de l’Algérie sous les angles historique, géographique, politique et économique. De belles photographies en couleur sont présentées en pleine page ou dans le corps du texte.
Vivants et colorés, les reportages sur les villes et les régions présentent des paysages naturels ou urbains, la société, la vie des hommes, leurs coutumes et traditions, l’architecture et les fêtes, le travail et le labeur humain, les plantes et les animaux... Comme l’Algérie ne se limite pas au Sahara et aux plages, l’ouvrage présente plusieurs régions et sites avec leurs montagnes, leurs plaines et vallées ponctués de massifs et d’élévations, leurs Hauts Plateaux, cette immensité plate confinée entre deux Atlas, leurs vestiges archéologiques datant de plusieurs périodes, leurs thermes, lieux de pèlerinages, mausolées, déserts arides et forêts giboyeuses aux mille essences…
Terre d’accueil, l’Algérie fait partie de l’Afrique, de la Méditerranée et de l’Orient à la fois par son histoire, sa culture et sa géographie. Le livre présente diverses facettes de ce pays captivant qui a une histoire et une culture diversifiées, une géographie contrastée avec des paysages et beaux à couper le souffle, parfois.
Voici de courts extraits tirés de l’introduction du livre :
« Les paysages d’Algérie semblent se renouveler sans cesse. Grandes plaines, vallées, basses montagnes et hautes cimes, dépressions telliennes, chaînes calcaires et massifs, lacs, chotts et zones humides, forêts, élévations, dépressions, dénivellations, pics traversés par des gouttières, grandes étendues inclinées contre bastions et promontoires qui montent et montent encore pour se transformer en monts, puis encore une fois redescendent pour aboutir aux plaines et aux vertes vallées… Infinités de paysages dans un même pays. Plantés là par un Dieu au summum de son inspiration ! La montagne tantôt s’avance vers la mer, attirée par un instinct de départ inscrit dans la géologie même de cette terre. Tantôt elle se rétracte comme pour rentrer dans un territoire où elle se sent protégée. Géographie aussi diversifiée n’existe qu’à l’échelle continentale, ici elle l’est dans un seul pays.
[…]Voici donc les hautes terres aux fragrances d’armoise, alfatières à souhait, vouées à l’élevage depuis des siècles. À la descente d’une montagne surgissent donc ces vastes terres plates semi-arides, collées entre les Atlas comme pour mettre une distance honorable entre ces deux géants. Étendues ennuyeuses pour celui qui n’est pas attentif aux détails de la nature ! Par contre, émerveillé est celui que fascine la steppe, cette terre des transhumances et du cheptel ovin et camélidé issus de temps immémoriaux et dont la proximité se répercute sur la face humaine et sa peau tannée, sur les gestes lents et silencieux du pâtre qui grignote le temps ou que le temps grignote dans un moment d’histoire hérité de lointains ancêtres, ceux qui ont dessiné et gravé des peintures rupestres ; une histoire qui se perpétue dans le silence de l’humilité et de la résignation mais aussi de l’attachement à la poussière même de la nature.
Poésie du silence, poésie des herbes chétives qui y poussent en été, poésie d’un champ infini raviné par la chaleur torride des juillet et des août, poésie rare d’une herbe hivernale et printanière qui pousse et qui tapisse la terre jusqu’à l’infini avec des milliards de fleurs jaunes et oranges, poésie d’un ciel en ébullition où un oiseau tente de rejoindre une lointaine ombre fraîche, poésie de la rosée qui perle le burnous des vendeurs de truffes, pour deux sous, sur les abords d’une rocade qui fonce droit devant, tracée au cordeau pour pénétrer l’horizon telle une flèche.
La plus grande partie du pays est occupée par le Sahara, soit une superficie de plus de deux millions de kilomètres carrés, équivalant à près de 85% du territoire national. Le désert non plus n’est pas une étendue plate et ennuyeuse : immenses, ses reliefs et ses structures sont très diversifiés. Grosso modo, on y trouve deux grands ergs, l’Erg Oriental et l’Erg Occidental, interminables suites de dunes de sables. Du jaune et de l’ocre à l’infini. Puis surgissent les regs, infinis paysages de pierres et de roches. Ensuite un mirage et enfin une oasis. Le Tassili des Ajjers présente de puissants escarpements gréseux tandis que le Sahara central est dominé par le horst cristallin du Hoggar, avec des sommets volcaniques comme le mont Tahat qui atteint 3003 mètres. Toute une architecture de sable et de roches, dunes et pierres de paysages lunaires. Minéral sur minéral. Celui qui découvre l’Algérie par son désert sera étonné de voir autant de verdure au nord ! »
Le livre sera bientôt en vente.
Une séance de vente dédicace sera organisée. |
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